Calmement, calme aimant

Matin pluvieux, pensées heureuses et me voilà ici à pianoter sur le clavier alors que la pièce respire au son d’une musique à l’opposée du ciel gris et pluvieux qui tente de m’intimider à travers la fenêtre.
Il ne m’impressionne pas, bien au contraire, j’irai le défier et m’acoquiner avec lui tout à l’heure. Ses trombes d’eau n’ont pas l’effet réducteur sur moi comme sur beaucoup de personnes. Bien au contraire.
Non que j’aime la pluie surtout lorsque je suis en repos, mais je n’ai pas envie d’être triste, mélancolique face à une chose naturelle, alors, je souris en pensant à l’allure que j’aurai tout à l’heure une fois que j’aurai enfilé mon sur-pantalon et mon coupe-vent.
L’allure d’une serpillière? pas que 😉 l’allure d’une personne à l’abri sous la pluie qui se sent vivante, les mains dans les poches et qui est bien, accompagnée de son chien qui ramènera la forêt dans ses poils.
C’est simple, si on y réfléchit bien, de dire non à une ambiance maussade.
En attendant, je partage quelques photos de mardi alors que le soleil brillait et que l’air était chaud entre les bourrasques de vent.
J’avais ce besoin d’être dehors, loin des « gens », à savourer l’instant, à sentir mes jambes tirer, à avoir chaud, à être à l’écoute de ce qui m’entourait.
Disponible en milieu de matinée, je n’ai eu qu’à saisir mon sac à dos, à y glisser l’eau et un ptit sandwich pour être prête. Les fruits secs, l’appareil photo et le reste sont toujours à l’intérieur à attendre le bon moment, le moment de la liberté.
Je pensais monter bien plus haut, dans la neige, mais des petites rencontres m’ont attirée et gardée dans les bois à la limite du monde printanier et hivernal, là où l’herbe et la vie font leur apparition sans à avoir à chercher sous la neige.
J’ai croisé des biches, une chevrette, un lapin, couru après des oiseaux (oui, je sais, ils ont des ailes et moi des jambes), enfin bref, mon estomac et un endroit prometteur de belles choses ont eu raison de mon envie d’aller plus haut et je me suis installée dans un petit fauteuil naturel garni d’herbe sèche avec un paysage grandiose face à moi.
Il y a plus difficile comme condition dans la vie, je sais.
De mon fauteuil ergonomique, je pouvais sentir la douce chaleur du soleil me couvrir, savourer mon sandwich tout en ayant la vie sous les yeux.
Je pense qu’il en aurait fallu peu pour que je m’abandonne totalement à l’instant et que je m’endorme dans ce petit fauteuil, mais non, je n’ai pas eu droit à ce son qui vous extirpe du chemin du sommeil, ce son aussi petit soit-il (ou énorme) qui indique que vous sombrez dans un petit somme quand vous n’êtes pas dans un lit et que vous êtes assis. Ce son, c’est quoi? c’est un ronflement.
Je ris, car en tant que femme, on ne doit pas parler de ça, on doit rester féminine jusqu’au bout, on doit rester princesse et digne  😆
Héhé, je n’ai pas franchi ce cap et suis restée éveillée, femme heureuse, femme tranquille à savourer l’instant.
Mais oui, vous les filles, vous êtes des princesses 🙂
Assez papoté, je vous offre une petite vision de ce qui s’offrait à moi non loin de mon fauteuil mardi dernier.

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1

1- Ponctuation nuageuse

 

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2

2- Entre ciel et terre

 

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4

3- Tite dame discrète

 

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3

4- Force

 

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5

5- Lumière

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« Je ne serai pas célèbre ou grande. Je continuerai à être aventureuse, à changer, à suivre mon esprit et mes yeux, refusant d’être étiquetée et stéréotypée. L’affaire est de se libérer soi-même: trouver ses vraies dimensions, ne pas se laisser gêner. »
Virginia Woolf

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