Circulez, il n’y a plus rien à voir

 

Ce que j’aime par dessus tout, mis à part l’odeur des épicéas chauffés par le soleil, c’est de me poser, face au paysage, dans la neige, s’il y en a encore, et savourer l’instant en me laissant envahir par la chaleur que m’offre le soleil. Là, c’est le bonheur parfait.
Sentir cette chaleur sur le visage alors que l’ambiance est encore un peu fraîche, c’est comme si une énergie bienfaitrice me pénétrait à chaque endroit offert au soleil, irradiant petit à petit tout mon corps.
Cette sensation est celle que je ressens, mais tout le monde n’apprécie pas autant que moi, tout le monde n’aime pas forcément sentir cette chaleur l’envahir.
Pour certain, ou pour « un » voire « deux » car Louna est comme le « un » cité, ce serait plus une agression 😉
En gros, vous pouvez imaginer le tableau. Au milieu de nulle part, une femme offerte à la lumière, à la chaleur du soleil et juste au plus près d’elle, mais protégés par l’ombre d’un sapin ou par un rocher, un homme et un chien, là aussi à savourer la vie, mais alliés au frais.
Ce matin là, tout semblait être réuni pour que j’ai ce bonheur, cette sensation de plénitude.
J’étais en pleine nature, la pluie de la veille avait cessée, le ciel était majoritairement bleu, lui était avec moi à mes côtés (vous le connaissez) et mon ombre nous accompagnait comme toujours. Elle aussi vous la connaissez 🙂
Donc, une fois passée la porte du bonheur de la chaleur bienfaitrice que nous réserve la nature ensoleillée, celle de l’heure du repas royal, les fesses à terre, à savourer la simplicité au regard de ce qui est pour moi la vraie vie, une autre porte s’est ouverte.
Celle de la surprise, celle de l’humidité qui remonte de la vallée, courant sur les pentes de parts et d’autres, à une vitesse époustouflante, pour s’unir où nous étions, en une grosse masse fraîche, humide, fermant totalement notre visibilité.
Nous voilà dans les nuages, enfermés dans un cocon frais.
Cet instant saveur aurait pu devenir un instant fadeur ou horreur, mais il fut un instant de plus, un instant bonheur.
Assise dans la pente, mon sandwich en main, je mangeais face à rien, enveloppée de brume.
C’était risible car on imaginait la tête de ceux qui auraient pu nous voir ainsi, assis dans la neige en train de manger dans la grisaille, en ne voyant plus rien autour d’eux. Rien que ça, ça nous donnait le sourire.
Je partage cet instant là avec vous. Bien entendu, la brume a englouti les chamois, les oiseaux et tous les autres habitants des lieux, mais elle n’a pas su prendre notre joie de vivre, bien au contraire. Alors quelques images brumeuses au programme qui pourront vous paraître fades et inutiles, mais je partage cet instant. A vous de le saisir ou pas, de l’aimer ou pas 😉

 

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1- Rencontre matinale (faisan de colchide)

 

 

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2- En vert et contre roc

 

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3- Engloutissement en bonne et due forme

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4- Je te vois encore 🙂

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5- Dernière touche colorée

 

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6- Le final.

 

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 Brouillard : Voile vaporeux qui court toujours au sommet de peur d’être coupé au couteau.
En plaine, il s’assagit, s’installe heureux et fier de lui car il sait que bien plus haut, elle le regarde et le voit comme une mer, qui va, qui vient, caressant les pentes.
Lui ne change pas, seule la façon dont il est perçu en fait une chose froide et humide ou bien un univers magique.

Regard :  Façon de voir, de changer la définition d’une chose.
Aucun regard n’est imposé, il est libre.
A nous de le poser de la meilleure des façons
Lui donnant le plus beau des sens…

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