Sur l’arête où tout continue

Que dire sur ce matin là?
Que tout était tranquille, serein, qu’il faisait bon et que nous étions bien?
Je pense que c’est une évidence en voyant la première photo et puis à force, vous me connaissez, le matin, c’est toujours bien.
La veille, il avait plu, mais la nuit a été notre complice avec l’aide des vents en balayant tout, en nous offrant au réveil, un matin bien.
Nous avons laissé le jour nous réveiller, en nous accordant un lever naturel sans intervention électronique pour nous sortir du lit.
La mélodie du jour pour se réveiller, c’est la meilleure.

Départ d’un nouveau chemin, douceur matinale et bien-être pour monter. Je me sentais légère ce qui est motivant pour monter.
Il arrive parfois que chaque pas soit comme aimanté au sol.
Ce matin là, bien au contraire, c’était l’inverse. J’avais l’impression que le sol repoussait mes pas, me donnant l’élan pour tenter un nouveau contact, aussitôt repoussé. J’avançais bien, sans contrainte.
Au sortir de la forêt, notre regard se pose en haut, sur l’arête qui nous attendait, celle qui est un peu notre repère, celle qui nous accueille souvent.
Nous étions à moins d’une heure d’elle.
Là, nos regards se sont posés sur ce qui nous fait aimer monter, ce qui nous fait enchaîner les sorties (entres autres bien entendu).
Ce dont je parle, c’est celui qui participe à la vie de la montagne, c’est le chant de l’air dans ses plumes, c’est l’ombre qui voile le soleil, c’est celui avec qui j’ai fait connaissance il y a 15 ans, le gypaète.
Nous le voyons bien, ou plutôt les voyons bien, car ils étaient là, à survoler le lieu de notre destination, tous les trois, grandioses nous offrant de beaux vols circulaires, planés.
A peu de temps près, nous aurions été avec eux, au premier rang pour assister à ces vols magiques.
C’est le jeu, ils sont là et nous sommes ailleurs, loin d’eux.
A cet instant, j’ai souri en pensant à mes paroles de la veille : « Pas besoin de se lever trop tôt, le gyp attendra un peu de chaleur avant de voler », donc, levés à 6h, sans trop se presser et voilà, ils sont là avant nous. On a moins d’une heure de retard.
Je souris encore plus en pensant à « lui » qui a côté de moi avait plus de mal à sourire 😉
Je crois bien que c’est loupé pour la grasse mat jusqu’à 6h du matin la prochaine fois pour moi 😉 il faudra que j’oublie le réveil du jour et que je sois celle qui le lève.
Ce que j’aime, c’est que dans chaque sortie, rien n’est acquis, rien n’est certitude et c’est ce qui donne encore plus de valeur à chaque instant.
Si, à chaque fois, j’avais la certitude de passer un moment avec tel ou tel animal, si j’avais la certitude d’avoir telle ou telle ambiance, je serai dans le quotidien, la routine et il n’y aurait plus cette pointe de surprise, de découverte.
Voilà ce que j’aime, c’est que tout est toujours différent; un cadeau à chaque fois et ce qui donne encore plus de saveur, comme une petite touche pimentée en fond de bouche, c’est de monter, d’avancer, de demander à son corps de participer.
Rien qu’en écrivant ça, ça attise mon envie d’aller faire un tour.
Je vais aller faire un tour, en effet, mais au travail 😉
En attendant, voilà un petit aperçu de cette sortie. Pas de gypaète en photo (il était un peu loin 😉 ), mais de belles rencontres, de belles senteurs et saveurs.

 

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1- Matin serein

 

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2- Mésange huppée

 

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3- Salutation du renard

 

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4- Jeux de mâles (bouquetins)

 

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5-Tranquille (bouquetin)

 

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6- Etagne (bouquetin) dans l’évidence rocheuse

 

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7- Etagne

 

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8- Dans le boudoir de ses messieurs (bouquetins)

 

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9- Attaque en règle lorsque la volonté est plus forte que la taille
quand l’aigle royal franchi des limites qui ne plaisent pas au faucon crécerelle.

 

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