Instants en vol, instants au sol

Nul argent n’est requis pour acheter ce qui est nécessaire à l’âme

 

C’est légère et heureuse que je prends le chemin d’un endroit qui nous est bien familier et que nous aimons bien.
Quand je parle de légère, je ne parle pas de mon poids ou du poids de mon sac, non.
Je parle de la légèreté de l’âme, de cette sensation d’être bien en n’ayant rien qui encombre mes pensées.
Une sensation que j’aime, que je travaille.
Certains vont supprimer les gourmandises, les calories qui entravent ou habillent leur corps, moi, je supprime, ou plutôt je m’entraîne à supprimer tout ce qui est inutile à mon bien être psychique. Je ne dis pas que j’y arrive constamment, mais je suis assez heureuse du résultat.
C’est comme lorsque l’on court, au fil du temps, plus les muscles et les capacités respiratoires se développent; et bien là, plus ça va, plus « l’inimportant » s’efface en ne laissant place qu’aux seules pensées bénéfiques.
J’aime avancer dans ce sens.
Tout ça ne veut pas dire que je ne vois que ce qui est bien et que je suis aveugle face au reste. Ça veut simplement dire que je n’ai pas envie de me laisser ronger par ce qui n’est pas bien ou perturbateur, de façon à pouvoir profiter de l’instant présent de la meilleure façon qui soit.
Il me reste bien des étapes encore à passer, mais si je me retourne vers le passé, je vois une énorme différence qui m’apporte une satisfaction de plus dans ma petite vie tournée vers la nature, prioritairement.
Donc, nous revoilà sur ce chemin où je marchais légère. Je dirais « doublement légère » car c’était le premier jour de notre semaine de vacances.
Semaine annoncée potentiellement arrosée, mais semaine qui nous tendait les bras et que nous entamions avec entrain.
Ce matin là, il faisait beau. La neige de la semaine dernière avait laissé place au soleil et à la douceur. Oui oui, je parle bien de la semaine du 1er mai et non pas d’une semaine de plein hiver 😉
Le dimanche, nous cherchons toujours la destination perdue, hors des sentiers pour essayer de croiser le moins de monde possible; ce qui ne veut pas dire que la semaine nous voulons croiser des gens, mais la semaine, il y a un peu moins de monde en montagne en cette saison.
Il nous faut profiter de cet inter saison car bientôt, la montagne va reprendre son rythme estival où elle se verra envahie par tous.
Je ne veux pas la garder pour moi seule. Je veux simplement en profiter en solitaire, donc c’est à moi d’aller, de chercher où la solitude sera maîtresse des lieux.
Je fais en sorte à ne pas devenir l’intruse, celle qui rompt la solitude du lieu en le blessant.
Ce jour là, devant ce que le lieu nous a offert, je pense que nous n’étions pas perçus comme intrus, mais comme amis.
La nature généreuse, nous a offert une variété exquise de cadeaux.
Devant la richesse de ses présents, j’en suis même arrivée à me dire qu’avec toutes ces rencontres, il serait génial et fou que le casse noix que l’on entendait depuis un bon moment, vienne se poser par là… et il est venu se poser sur un arbre mort juste en face de moi!
Grand plaisir pour moi car ce casse noix, ça faisait un moment que j’avais envie de le voir de près, à l’arrêt.
Pour vous, j’imagine qu’il ne s’agit que d’un oiseau que vous ne connaissez peut-être même pas, mais pour moi, il est le son de la forêt en montagne, il est celui qui se rit de nos passages et que nous ne voyions jamais vraiment. On l’appelle même autrement cet oiseau là. On l’appelle casse c….. tant il m’échappait.
Voilà, je suis ici pour vous donner un petit aperçu de cette journée passée sur l’arête qui nous accueille si souvent et où nous aimons écouter nos silences et partager nos euphoriques rencontres.
En attendant la prochaine sortie avec les Miss Marmottes, je vous laisse découvrir les petits plaisirs de ce jour là 🙂

Une pensée à vous tous que je délaisse en ce moment, mais je profite de dehors un maximum lorsque je ne suis pas au travail, ce qui ne m’empêche pas de penser à vous, à vos rencontres, à vos photos. A bientôt.

 

« Dans les relations humaines, le drame ne commence pas quand il y a un malentendu sur les mots, mais que le silence reste incompris »

 

 » Si je ne suis pas moi, qui le sera? »

 

 

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1- Berceau d’une belle vie

 

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2- Inspection par le Gypaète

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3- Hermine en robe estivale

 

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4- Duo céleste de gypaètes barbus

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5- Aigle Royal

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6- Merle à plastron

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7- Hermine

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8- Mr le Casse Noix

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9- Encore et encore, mais je ne m’en lasse pas

 

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10- Planeur royal (aigle royal)

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11- Beauté dorsale (gypaète barbu)

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12- Bleu tacheté

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13- Une tite dernière 😉

 

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“ Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter.

   Mais s’il n’en a pas, alors s’inquiéter ne change rien. ”

 

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