Couleurs et transition d’une fin d’été

 

Retour sur la pointe des pieds avant un nouvel élan.
J’oscille de bonds en bons instants, allant ici ou là sans pour autant oublier ceux où je ne me pose pas, autrement dit, vous.
Je saisis les opportunités de vie et les savoure le plus attentionnément du monde.
Pour cette pause parmi vous, je vous emmène à la frontière de l’été et de l’automne, là où les premiers froids ont coloré autant les sols que les sommets.
C’est une période de transition que j’aime particulièrement où l’austérité des tons s’unit à la perfection avec certaines lumières.
Les matins sont piquants et la chaleur du soleil se fait indispensable et bénéfique pour le corps, loin de l’agression qu’elle peut procurer en plein été. A croire que le soleil devient tout autre et complice quand tout le monde prend le chemin de la rentrée. Chemin que je fuis en le prenant à l’opposé justement, me donnant cette sensation de vivre à contre-sens, pleine de liberté.
J’aime aller à  » contre nature », à « contre sens ». Deux termes qui ont pour moi deux définitions différentes que celles que pourrait nous donner un dictionnaire.
J’aime être tout contre la nature comme j’aime être tout contre mes sens.
Là est pour moi la vraie et réelle définition de ces pensées qui me caractérisent et qui m’équilibrent.
Je partage, à vous de piocher une petite bouffée d’air parmi ces instants libres afin qu’ils vous apportent une pointe de sérénité.

 

Le silence de la solitude révèle le moi dans sa nudité.

Khalil Gibran ; Le Prophète, La parole (1923)

 

1-  Soupçon de sommets

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2- Envie d’un souffle

 

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3- Les Aiguilles d’Arves

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4- Verts de gris tant aimés ou les premiers frimas sur les pâtures

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5- Contrastes des matière et de couleurs

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6- Verts et dévers

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7- Inspiration certaine

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8- Matin

 

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9- Paisible troupeau

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Tous peuvent entendre, mais seuls les êtres sensibles peuvent comprendre.
Khalil Gibran ; Larmes et sourires (1914)