Retour sur août

Après une nuit au milieu de nulle part, le jour nous attira, avec  la promesse d’une belle journée, sur un sentier dont on n’avait pas vu la fin la dernière fois pour cause de trombes d’eau.
Lors de la première approche, nous avions fait la montée dans le doute, tout en espérant pouvoir continuer au delà des nuages au sec.
Nous avions fait demi tour lorsque les premières gouttes timides devinrent des gouttes enhardies et quand les nuages filant se transformèrent en une masse compacte enveloppante.
La descente fut dans la certitude, celle qu’il pleuvait bel et bien ce qui, au regard de notre état d’esprit du moment, n’a pas été pour autant désagréable. Quitte à être sous la pluie, autant l’être de bonne humeur 😉
Cette fois, au lever du jour, le ciel fredonnait une autre météo, ce qui nous motiva pour aller de l’avant et voir enfin la suite que nous réservait ce sentier. Motivés par l’air ambiant, mais toujours conscients que les fredonnements du ciel sont parfois bien surprenants.
Le ciel n’eut pas de fausses notes et continua sa petite mélodie ponctuée de nuages enchanteurs afin de le vêtir et de tamiser les rayons du soleil.
Pour la première fois depuis que je parcours la nature en fleur, leur odeur m’a dérangé tellement elle était puissante.
Quelqu’un m’aurait fait cette réflexion, j’aurais eu du mal à le croire, mais l’endroit si richement fleuri, dégageait vraiment une odeur forte.
Je vous vois sourire en coin, en vous disant qu’il n’est pas étonnant, que celle qui inspecte toujours les crottes des bestioles, qui aime lorsque le musc animal est présent, soit dérangée par les odeurs fleuries.
Hé bien non! vous vous trompez! Ce n’est pas parce que je recherche les traces de passages des animaux que je n’aime pas la douceur fleurie 😛 , mais à cet endroit, ce n’était pas une effluve douce, c’était du concentré.
La balade passa du fleuri au minéral pour retrouver ensuite la verdure de l’alpage.
Dans une coupelle de verdure, le lac était là en contre bas, dans l’ombre.
Ombre, endroit assailli et désiré quand la chaleur accable, mais endroit qui n’attire pas forcément au petit matin en altitude, où là, le soleil me paraissait plus attirant et puis, petit détail non négligeable, lorsque l’on monte en montagne et qu’il faut descendre pour aller à un endroit, la logique veut, si on repart sur ses pas, qu’il nous faille remonter ensuite et cette logique là, je ne l’aime pas trop.
Ombre et contre bas pour caractériser ce lac, ne nous ont pas empêché d’aller le voir de plus près, et heureusement, car le point de vue était une véritable gomme à logique que je n’apprécie pas 🙂
Nous sommes tellement habitués à croiser des animaux, que lorsqu’il nous arrive, comme ce jour là, de ne croiser qu’un chamois et que quelques petits oiseaux que nous en sommes surpris.
Détail qui n’entama pas le plaisir que ce nouveau jour nous a offert une fois de plus, nous permettant de savourer l’instant pleinement.

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1- Réveil matinal

 

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2- Comme dans le creux de la main

 

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3- Arête où tout continu

 

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4- L’ombre d’un rayon

 

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5- Réflexion

 

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6- Pierres, fleurs, nuages, eau, herbe, ciel en montagne
ou plus simplement :
Essentiel

 

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7- Tapis de bain

 

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8- Point au sommet. La preuve que les nuages sont la ponctuation du ciel.

 

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Poèmes, peintures de Tahar Ben Jelloun

La lenteur n’est pas le contraire de la vitesse
C’est son complément
Sa raison
Sa fantaisie
Son grain de folie
Tendez les mains
Prenez le temps
Gardez-le
Serrez-le contre votre cœur
Entrez dans votre demeure secrète
Là où l’air est bon
Arpentez la terre natale
À pied ou sur la tête
Ce n’est plus lui qui passe
C’est vous qui avancez lentement
Très lentement.

 

 

 

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