A leur rencontre

 

Le mois dernier, avant la neige de ces derniers jours, mes pas ont retrouvé ce chemin si souvent emprunté, tant aimé. Le chemin de l’équilibre; non pas par sa difficulté à l’emprunter, mais pour sa faculté de fournir tout ce qu’une personne comme moi a besoin pour avancer sereinement dans la vie.
Je me rends compte, au fur et à mesure que j’avance, que je suis liée à ces pierres, à cet environnement.
Ce chemin là, celui d’à côté, celui plus bas ou bien celui en face ont tous la particularité d’avoir été à mes côtés pendant de longues années, m’accompagnant quelques soient mes états d’âme.
Ils m’ont appris à avancer plus haut en sympathisant avec les défis alors que tout aurait été plus simple de se laisser glisser en bas.
Ils m’ont appris à être encore plus légère même lorsque mes pas ne touchaient plus le sol.
Ils m’ont appris à vivre et surtout, à aimer vivre.
J’avance en me disant qu’il faut que je ne trouve ici que le bonheur d’être en ces lieux et non pas que je perçoive la nostalgie de m’en être un peu éloignée.
De nature à ne vouloir que le bon, j’oublie la nostalgie et je savoure l’instant.
Je retrouve ces odeurs de plantes humides et me laisse guider au départ par les différents chants des oiseaux. La mésange noire, la huppée ou celle à longue queue (qu’il me semble reconnaître).
J’avance et le froid environnant laisse place à la douceur pour se laisser dépasser par la chaleur que fournit l’effort de monter à un bon rythme. J’aime cette sensation d’effort et de « nettoyage » corporel. Ce « nettoyage » là nettoie aussi bien le corps que les pensées.
Me voilà donc sur le chemin et une fois la première partie passée, le décor change. Le son de l’eau est le compagnon pour la suite de la montée.
Ravissement, visuel et acoustique comme motivateur.
Habituellement le froid des chutes d’eau vient me glacer les doigts, le corps, m’obligeant à accélérer le pas pour contrer ce désagrément, mais ce jour là, la piqûre est à peine perceptible, ce qui me permet d’avancer dans la facilité.
Je sais que le simple fait de monter là haut est source de bien être sans attendre plus, mais un petit espoir de rencontre épice la montée.
Je vais chez eux, dans leur domaine, là où j’ai si souvent croisé leur regard, où j’ai pu assister aux premiers pas et sauts des petits derniers, où j’ai vu les mâles prouver leur statut, où je me suis sentie moi…
Chez qui? Chez les bouquetins.

 

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1- Savourer la douceur de vivre

 

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2- Bouquet de cornes ou bain de testostérone

 

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3- Domination

 

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4- Enjeu

 

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5- Paisiblement

 

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6- Jeune mâle hors stature

 

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7- Les dieux des lieux

 

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En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s’ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d’attendre que le temps passe. Ils n’ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus.
Paulo Coelho
Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder ce bien inestimable qu’est la liberté.
Épicure
Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie.
Sénèque
La terre nous en apprend plus long sur nous que tous les livres. Parce qu’elle nous résiste. L’homme se découvre quand il se mesure avec l’obstacle.
Antoine de Saint-Exupéry
Plus nous nous élevons et plus nous paraissons petits à ceux qui ne savent pas voler.
Friedrich Nietzsche
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