Bain de lumière

 

Après le gris, voilà une énorme dose de lumière et de soleil.
Transition foudroyante, bienfait du soleil et bonheur d’avoir une neige fraîche s’ajoutant à la couche encore bien présente pour donner un côté protecteur à la nature.
L’épaisseur est impressionnante pour la saison à cette altitude. Les fleurs devront faire preuve de patience avant de pouvoir envisager de pointer le bout de leurs pétales.
Je me régale, tout en ayant du mal à penser qu’avril est là alors qu’à peine plus haut, le seul signe printanier est l’imposante chaleur que le soleil nous offre lorsqu’il daigne se frayer un passage entre les nuages ou quand ces derniers sont occupés ailleurs.
Tout est encore sous plusieurs mètres de neige. L’hiver si long pour ceux d’en bas, ne fût pour moi qu’une façon de « jouer » agréablement sans déceler son côté négatif.
Le plus difficile va être la transition entre les deux saisons; entre celle des pieds accessoirisés où il faut porter son « matos » sur le dos entre le bas où la neige n’est qu’un lointain souvenir et le haut où elle règne en maîtresse des lieux, et celle des pieds en liberté où l’on a juste à avancer dans ses chaussures sans se soucier de l’état du terrain.
Pour un peu, on pourrait croire que je vais me plaindre 😉
Je suis heureuse en m’acclimatant aux jours qui passent sans penser qu’il puisse y en avoir des meilleurs ailleurs.
En aimant ce que l’on a sans rêver de ce que les autres ont, on est toujours bien et chaque journée est une journée qui vaut la peine d’être vécue pleinement.
Pour l’instant, direction en face de chez moi. Là où l’étendue de neige me fait des clins d’œil dès le matin.

 

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1-Simplicité et grandeur

 

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2- Comme un bol de vraie chantilly

 

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3- Ombres et traces

 

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4- Je veille sur toi

 

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5- Lumière à apprivoiser

 

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6-Traces et courbes

 

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Elle lui demanda :
 » Comment peux-tu être tranquille là où il te faut faire attention aux avalanches, où il te faut marcher des heures, où le froid est mordant, loin de tout?
Elle lui répondit :
« Comment peux-tu être tranquille là où il te faut vivre dans la pollution, le bruit, la foule, où il te faut piétiner sans cesse, où les gens sont mordants? »
Nous n’avons pas les mêmes repères, les mêmes attentes. Nos vies sont aux antipodes. L’important n’est pas de comprendre la vie de l’autre. L’important est de respecter la vie de l’autre.

 

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