La soupe

 

Un tas d’épluchures de légumes d’automne, la cocotte qui chante bien plus fort que l’on voudrait et cette odeur qui se diffuse dans la maison…
ça sent la soupe!!!
Première soupe chaude du soir, ça se fête.
Comment?
Simplement en prenant ses grosses chaussures, des vêtements chauds, un thermos et du fromage.
Vous ne voyez pas où je veux en venir? Alors je vais être plus explicite pour ceux qui ne verraient pas où je veux les emmener.
Quel meilleur goût pour une soupe que celui qu’elle a lorsqu’on la mange dehors, assise au sol,  en pleine nature?
Ça y est, vous me suivez là.
Chaussures aux pieds, les vêtements, le thermos et le fromage dans le sac à dos et hop, direction en haut pour se faire un coucher de soleil.
Nous sommes dimanche, il fait beau mais la pluie est annoncée pour ce soir, ce qui prédit l’arrivée de nuages et peut-être un beau ciel.
Ce qui est bon, c’est d’aller à contre sens par rapport aux « gens »; surtout le dimanche en fin d’après-midi.
Tout le monde rentre, descend en ville dans les vallée après avoir profité de leur journée en montagne, avant de reprendre le travail le lendemain.
Nous, nous montons pour débuter un nouvel instant. L’instant privilège d’être sur place, l’instant de ceux qui ne travaillent pas le lundi. L’instant de ceux qui saisissent leur chance, ou plutôt de ceux qui cultivent leur chance. Je ne suis pas une cueilleuse d’étincelles occasionnelle 😉
Nous avons choisi un endroit facile d’accès, sans avoir à marcher longuement comme ça, Louna peut nous accompagner.
D’ailleurs, en parlant de Louna, je vous montrerai, dès que je l’aurai mis comme il faut sous cadre avec un passe partout, un magnifique portrait aux pastels qu’une tite fée m’a fait en cadeau. La tite fée s’appelle Cri, mais ça, c’est pour plus tard. Je vous en reparlerai 😉
Pour l’instant, retournons border le Soleil pour sa nuit. Il n’est pas encore prêt à se coucher mais c’est bon d’être là à l’admirer, à voir la lumière changer petit à petit.
Nous sommes seuls. C’est vraiment notre plaisir.
Le vol d’un aigle en conflit avec une buse vient nous tirer de notre contemplation, puis c’est ensuite le faucon crécerelle défiant le vent et les lois de l’apesanteur qui nous réjouit.
Le silence règne, nul besoin de parler.
Il y a des silences qui sont comme des évidences. Ils sont les paroles de ces instants de grâce.
A contempler ici ou là, nous n’avions pas remarqué l’arrivée d’imposants nuages et c’est en levant les yeux au ciel, non pas par dépit, mais par désir, que je remarquai leur présence.
Le vent puissant, une fois de plus, les poussaient en notre direction, les obligeant, comme si une main énorme les ralentissait, à se chevaucher en plissements et courbes bien gonflés.
C’était beau à humilier un ciel sans nuages.
En baissant, le Soleil frôla un sommet ce qui eut pour effet d’embraser le ciel.
Le jaune tirant vers l’orange se mua en un rouge flamboyant. Comme un bon feu de braises réchauffe les corps et les cœurs, le ciel, ce soir là, eut le même effet sur moi. En voyant cette beauté naturelle, je sus ce qu’était qu’irradier de bonheur.
Vous pouvez me croire, la soupe dans ma tasse, ce soir là, eut un goût vraiment particulier.
En s’enfonçant dans la nuit pour rentrer, nous eûmes même la chance d’être accompagnés par une chouette très curieuse et insistante.
Voilà où peut nous mener une soupe de légumes, un dimanche en fin d’après-midi.
Et la votre, elle peut vous mener où?

 

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1- L’arrivée des nuages

 

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2-Changement de couleurs

 

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3-L’ombre grignotte

 

 

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4-Louna sous les feux du soir

 

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5-Ciel hors norme

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6- Bonne Nuit

 

 

 

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