Pioche de « riens » dans le tout

Janvier est là, comme un pas sur la suite, sur un nouveau départ pour beaucoup de personnes.
Je le prends comme la continuité de décembre, tout en me disant que mon calendrier personnel, celui du ressenti, n’a pas autant de mois que le calendrier annuel qui nous sert de référence.
J’ai l’impression de vivre au fil des saisons, sans me soucier des mois. L’important me semble être divisé en périodes.
Nous sommes actuellement dans celle qui devrait être froide, blanche, celle aux nuits qui s’étalent sur les jours, bien que ces derniers, depuis peu, ont décidé de ne plus se laisser envahir et commencent, petit à petit à émietter la nuit.
Chose presque imperceptible, mais le jour grandit.
Il est comme cette graine qui germe, soulevant délicatement le lit de feuilles pour capter la lumière et s’épanouir.
Actuellement, le matin lorsque je sors, il commence à nuancer les montagnes dans les tons de bleu, allant du plus foncé au plus clair pour ensuite leur donner une touche rose, orangée qui va les faire basculer dans la pleine lumière.
Je les quitte avant qu’elles ne soient éclatantes et ne les retrouve le soir que lorsqu’elles ont revêtu leur voile sombre qui ne se laisse distraire que par la lumière de la Lune ou par celles des étoiles.
Quand la Lune est leur veilleuse alors qu’elles sont coiffées de blanc, elles renvoient la lumière qui vient les couvrir, gommant les parties qui ne sont pas enneigées.
J’aime ce moment. Il y aurait presque un côté indécent à la chose. Le regard ne peut que difficilement se poser ailleurs.
Je travaille dans la vallée, un peu plus bas. En partant le matin, je suis heureuse car j’ai fait mon tour, tout aussi important que le petit déjeuner, source d’énergie matinale et le soir, lorsque je quitte la vallée trop peuplée, bruyante avec ce côté « plein de monde » qui pour certains d’entre vous serait vu comme la campagne, pour retourner dans mes montagnes, je suis bien car je vais du bon côté.
Je retourne vers le « moins de sept habitants au km² » et c’est cet espace que je vais partager avec vous avec un retour avant les premières neiges de novembre.
Dans le grand « tout » qui forment le paysage, il y a ces petits « riens » qui le construisent.
J’aime m’y attarder. C’est plus intime, un peu comme l’on s’arrêterait sur les détails d’une personne.

 

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1- Incessant cours

 

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2-Improbabilité

 

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3- Parce que l’herbe n’est pas toujours verte

 

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4- L’armée d’épicéas à l’assaut des parois

 

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5- Fluidité structurante

 

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6-Vert tige

 

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Le solitaire est un diminutif du sauvage, accepté par la civilisation
Victor Hugo

 

La bienséance voudrait que je présente mes vœux et souhaits pour la nouvelle année aux personnes que je n’ai pas encore croisées ici, mais je n’aime pas ces obligations. Non pas que je n’ai rien à faire de la vie des autres, mais je pars du principe que beaucoup de « bonne année » sont postés ici ou là sans que cela ait de sens pour celui qui les lance aux regards des autres.
Avec mon blog, j’ai l’impression, bonne impression, que tout au long de l’année, j’essaye de partager du bon, tente de démontrer que le bonheur c’est surtout dans le quotidien, dans le regard, dans la sensation qu’on le trouve, dans la simplicité.
A chaque article, je vous dis d’une certaine façon « soyez heureux » « profitez » et c’est sincère, alors, je vais continuer à vous souhaiter le bonheur en prenant le temps de respirer une fleur, en sentant l’air vous frôler, en vous offrant un peu de mon bonheur.
Il y a les plantes invasives et le bonheur.
Si vous y prêtez attention, il va se propager exactement comme une plante invasive. Une graine va donner une multitude de plans.
Une gentillesse, une prise de conscience partagée, c’est exactement la même chose.
Faites le passer, ne le garder pas que pour vous quand vous le touchez et il va se démultiplier.
Je vous souhaite donc plein de graines de bonheur.
Regardez bien, il y en a tout autour de vous 🙂

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