Oscillations

Je me retrouve actuellement avec énormément de temps libre. Je n’ai aucun souci quant à la façon dont je vais pouvoir remplir cette disponibilité. Le plus difficile sera de me poser devant l’écran pour venir ici. Non pas que je ne veuille pas vous retrouver mais je sais combien, une fois que je m’enivre de liberté, de montagne et de solitude, il est dur de rebasculer dans le monde « technologique ».
Je vais reprendre le chemin des bois, des crêtes, des sommets, des vents sifflants et des lumières magiques, en passant par des lieux paisibles emprunts d’un goût irrésistible de bien être.
Étant absente ici depuis un certain moment, je fais un petit retour sur les lumières et couleurs de mai et de juin.

 ****

 

Dans la fraîcheur matinale, monter. Monter avant que le Soleil ne dépasse le sommet, monter avant qu’il n’illumine les pentes.
Craindre qu’il soit le vainqueur ou que les nuages ne l’étouffent avant que je n’ai pu assister à sa naissance.
Arriver, respirer, savourer.
L’astre vagit ses rayons comme hurlerait un enfant.
Rien de brutal, juste la naissance d’un jour dans une journée tourmentée.

 

1-Lever de soleil.
Rayons défiant la pluie qui s’annonce

 

****

 

 

Rayonner coûte que coûte avant de se faire engloutir dans les nuages.
Ne jamais naître inutilement.

2-Dernier combat lumineux avant la pluie

 

****

 

La richesse d’un matin gris sous le couvert des nuages ou peut-être un remerciement pour être montée malgré la brume, qui me permit d’assister à la naissance du décor.
D’une masse nuageuse mouvante, je passais à l’éclosion de la roche, imposante et mystérieuse.

 

 

3- Déchirement

 

****

 

Après la veille, pluvieuse et terne, je me retrouvais face à la limpidité des couleurs et des détails.
Contraste saisissant donnant un goût d’irréel.

 

 

4- Indécence verte

 

****

 

 

Le vallon, celui qui est parcouru en son cœur, assailli par les pas et frappé par les bâtons.
Celui que je ne foulerai pas en cette saison en journée, celui que mon regard savoure d’en haut, loin du brouhaha et de l’irrespect des foules.

 

5-Le surplomb

 

****

 

 

 

Prendre de la hauteur pour atteindre la solitude et c’est là qu’a lieu la rencontre, celle inévitable, que l’on ne peut fuir.
La rencontre avec soi.