Devant ma tasse

Le 26 octobre.

Je me retrouve enfin là, avec vous.
Entre l’écran et moi, une tasse de thé fumante, dans la pièce emplie par l’odeur des coings qui cuisent, tout en ayant comme fond sonore, le dernier album de Bruce Springsteen.
Je tourne la tête vers la fenêtre qui attire mon attention. Habituellement sans rideau pour que l’intérieur et l’extérieur soient le plus près possible,  elle s’est parée d’un beau voilage de flocons blancs attirés inexorablement par le sol qui les absorbe aussitôt.
J’aime cette atmosphère, où l’intérieur devient plus douillet, rassurant que jamais.

J’ai souvent pensé à vous tout ces temps, mais je me tenais encore éloignée de cet écran qui relie les êtres d’une autre façon que par la pensée.
J’ai posé mes pieds sur des sentiers aimés, porté mon regard sur des montagnes qui m’étaient encore inconnues, humé les forêts, admiré la transition entre l’écrasant été et l’admirable automne. J’ai tout simplement continué à vivre tant se peut de la manière que j’aime, tout en continuant à découvrir le positif des transitions qui me touchent, qui nous touchent.

Mon appareil photo m’accompagnait souvent, bien que parfois il restait à la maison pour que je continue à apprécier tout sans sa constante présence.
J’essaye de ne pas avoir de dépendances, d’être heureuse d’une multitude de façons, tout en tentant de m’alléger de certaines habitudes.
Peut-être, est-ce le résultat d’une crainte de perdre ce qui peut tenir lieu de constance.

Le temps que je pose quelques mots de plus depuis l’instant où je vous décrivais ma fenêtre, elle vient de se transformer à nouveau, pour cette fois revêtir un rideau de pluie, ce qui ne change rien au fait que je me sente dans un cocon douillet.

Je me suis « coupée » du monde un certain temps et je peux vous dire que cette coupure n’a rien eu de douloureux, bien au contraire.
Devant la folie estivale, j’ai pu choisir entre la solitude et la présence de ceux que je chéris, lire et vivre sans voir que le temps s’égrainait plus vite que ce que je ne pouvais imaginer.
J’ai cloisonné les soucis afin qu’ils ne se mélangent pas au reste, ce qui m’a permis de vivre pleinement tout ce qui était hors cloisons.
Peut-être livrerai-je dans quelques temps des projets qui me sont familiers.

En attendant, je vous emmène faire un tour si vous le désirez.
Là où le calme est le roi et les pensées sont reines.
En route pour une certaine liberté, où le silence est présence, où ce qui pourrait écraser les épaules s’envole.
En route vers l’existence 🙂

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Début septembre dans la Haute Vallée de la Clarée

1- Bonne heure

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2- Léviter

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3- Herbe d’or

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4- Lumière

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5- Apparition

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6- Première heure

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7-Accueil ou quand l’été salue l’hiver

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8- Les pieds dans l’plat

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9- Invitation

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10- Sujet à réflexions

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11- Couleurs

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12-Plus que tout

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