Brouillard


Quittant l'intense effervescence du bas
Je monte à la recherche de la haute solitude
Là où les sons du silence emplissent les lieux
Où la nature écrit son histoire dans la neige.
Je suis montée à en toucher le ciel 
Jusqu'à me faire engloutir par les nuages
Je les ai sentis au plus près de moi
Où à la montée la chaleur exaltait
Ils ont investi chaque parcelle de peau. 
Comme protecteurs de lieux sacrés
L'invitation à la descente était claire
Une immersion de plus en leur fief
Je redescends entre les sapins figés
Glissant heureuse dans la poudre froide
Retrouvant la chaleur de ma peau
Plus vivante que jamais




1- Fenêtre sur pieds
2- Rideau
3- Eau fraîche
4- Graines de vie
5- Toucher les nuages
6- Chef d’orchestre
7- L’arbre nu
8- Promesse
9- Foule

Si le jour et la nuit sont tels que vous les saluez avec joie, et si la vie exhale la suavité des fleurs et des odorantes herbes, est plus élastique, plus étincelante, plus immortelle, – c’est là votre succès.
Toute la nature vient vous féliciter, et tout moment est motif à vous bénir vous-même. Les plus grands gains, les plus grandes valeurs, sont ceux que l’on apprécie le moins. Nous en venons facilement à douter de leur existence. Nous ne tardons à les oublier. Ils sont la plus haute réalité.
Peut-être les faits les plus ébahissants et les plus réels ne se voient-ils jamais communiqués d’homme à homme. La véritable moisson de ma vie quotidienne est en quelque sorte aussi intangible, aussi indescriptible, que les teintes du matin et du soir. C’est une petite poussière d’étoile entrevue, un segment de l’arc-en-ciel que j’ai étreint.

Walden ou la vie dans les bois- David Henry Thoreau