Matin bien…

Nous voilà partis pour la première balade de la saison sans avoir à prendre les raquettes.
Une belle étape, bien que j’aime la neige, mais chaque passage d’une saison à l’autre est un vrai bonheur, comme une porte ouverte vers de nouvelles sensations.
Ce matin là, c’est calme, soleil et belle lumière au rendez-vous.
La neige se retire laissant place aux crocus et à cette herbe particulière, cuite par le froid.
Premiers pas et moment fabuleux où les odeurs commencent à s’imposer sous la chaleur du soleil qui s’attaque intensément à sa tache de révélateur.
Dans un premier temps, le sentier serpente parmi les épicéas d’où la meilleure odeur du monde se dégage nous offrant des vagues à la fois chargées de la bonne odeur de la sève et de chaleur contrastante avec la fraîcheur qui s’offre à nos pieds lorsque l’on passe dans les névés persistants.
C’est un mélange de sensations que j’aime.
Marcher, n’est pas simplement avancer en mettant un pied devant l’autre , c’est découvrir, s’imprégner d’une multitude de petites choses dont on ne peut imaginer leur existence ailleurs et je ne parle pas du plaisir de marcher à la frontale en pleine nuit.
Là, tout est différent.
Nos oreilles, nos narines et même notre peau perçoivent tout d’une autre façon. La même balade de jour ou de nuit aura tout de différent sauf la destination.
A force d’être en pleine nature, je me rends compte que l’acuité de mes sens s’est modifiée. Nos sens ont une importance que la vie citadine efface petit à petit. Notre éducation aussi aurait tendance à les minimiser, mais dehors, dans la nature, tout est important et indicateur.
Une branche qui craque, une pierre qui dévale au loin, un battement d’aile saccadé ou bien même le vent qui souffle au loin dans les cimes des arbres; tous ces détails ont leur importance et sont des informations.
Je ne vous décrirai pas tout car si vous n’êtes pas adepte de la vie « nature » vous auriez du mal à comprendre et vous me prendrez pour une « allumée », mais pour vous donner une idée, je préfère mille fois sentir l’odeur des chamois, des cerfs que l’odeur d’une femme trop parfumée.
Bon ok, si au cinéma vous sentez le bouquetin, j’imagine que ça sera un peu déplacé, mais ça ne peut être pire que certaines personnes dégageant un excès de parfum.
Il n’y a qu’un pas entre sentir bon et « puer », tout comme il n’y a qu’un pas entre un doux sillage parfumé et une attaque des narines.
Sentir fort ne veut pas dire sentir bon, tout comme ça ne veut pas dire sentir mauvais.
Il y a des parfums qui doivent rester dans des lieux, étant un peu comme leur étiquette.
J’aime sentir la nature. Qu’il s’agisse du musc des animaux ou l’odeur du bois joli, une des odeurs la plus fleurie que je connaisse.
Si je vous disais qu’en ville, je trouve que c’est irrespirable. Le mélange des odeurs de voitures, de fritures, de personnes.
Je parle des odeurs en ville, mais heureusement je n’y suis pas souvent confrontée car je fais tout pour y être le moins possible 😉
Tout ça pour dire, que j’aime le matin et ses odeurs, surtout quand l’odeur des épicéas se mêle à celle des chamois, ce qui promet de bons instants.
Je vous invite à regarder. Vous n’aurez que le plaisir des yeux, la technologie vous épargne le reste. Dommage pour l’odeur des conifères 😉

 

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1-Légèreté matinale

 

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2- Regard

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3- Or

 

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4- Colonisation florale

 

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5- Ombre tant aimée (chamois)

 

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6- Ponctuation céleste (chocards)

 

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7- Terrain de jeux

 

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8- Le bonheur c’est aussi ça

 

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9- Hors des gens

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10- Deux petits nuages

 

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Je rajoute rapidement ma prise d’air d’hier jeudi. Encore une belle bouffée de vie et de bonheur.

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